Tous leurs silences me tuent

Tous leurs silences me tuent
et leur abnégation m’étouffe,
leurs regards vers un soleil qui ne leur appartient pas,
leurs ambitions empruntées aux banques,
leurs peurs maquillées de douceur,
et leur faim jamais rassasiée.

Je suis lasse de ramasser du bois
pour réchauffer mon cœur glacé
par les couteaux dans le dos
par les silences enrobés de mépris
par l’ignorance qui me tue avec les miens,
sous les vagues désolées de la Méditerranée.

Je meurs autant que je ne vis plus
en regardant les nuages confus sur ma terre
en pleurant comme la pluie sur une cour d’école
en fermant les persiennes pour ne plus voir la lumière
en pétrissant du pain pour narguer la famine
en embrassant mes pantoufles avant de franchir le brasier…

Amina MEKAHLI

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